A Noël dernier, mes parents m’ont offert une liseuse : une magnifique Kindle Paperwhite (<- article dédié si tu cliques). Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est une petite tablette dédiée uniquement à laKindle Paperwhite lecture. C’est tellement bien fait qu’on a vraiment l’impression d’avoir un livre entre les mains. C’est top, ultra pratique, super simple d’utilisation. Fini la galère de la perte des pages en laissant malencontreusement tomber son livre (ça n’arrive qu’à moi?) Je suis devenue totalement addict. Ce petit engin peut contenir plein de chez plein de livres numériques. Du coup je l’emmène partout avec moi. Dès que j’ai 5 minutes, HOP ! Je dégaine. 2 heures d’attente chez le médecin ? Pas de soucis, j’attendrai 3h s’il le faut Madame ! Mr Patate ? 1h30 de retard ? Pas de problème chéri, prends tout ton temps ! J’ai 50 livres dans ma popoche !

Non franchement je suis fan

Je lis de tout : des romans d’histoires de coeur, des policiers, des thrillers, des histoires de psys, de fous, de morts, de vie… De tout de tout. J’essaye de varier les styles, sinon j’ai un peu l’impression de lire la même chose.

L’autre jour, j’ai cherché sur La Bible Internet des inspirations de lecture, j’avais envie d’explorer de nouveaux horizons, des classiques, des Grands Maîtres de l’écriture. Envie de lire quelque chose qui me tiendrai en haleine. C’est là que je suis tombée sur Stephen King. Le Maître du Suspens d’après Internet. Je connaissais de nom, mais je ne m’y étais jamais vraiment intéressée. Soit disant, ses livres font peur.

Hahahaha ! Un livre ? Faire peur ? N’importe quoi…

The grudgeJ’ai toujours été attirée par les histoires qui font peur, je ne sais pas pourquoi. Quand j’étais petite, avec ma soeur, on s’enfermait dans sa chambre, dans le noir, en plein après midi d’été, dans une petite tente. On se racontait des histoires, et le but était de se faire une frayeur. Ca marchait pas top… Du coup, plus grandes, on s’est mises à regarder des films d’horreur. Notre premier vrai film d’horreur : « The Grudge », suivi de « The Ring ».

Tu voulais flipper cocotte ??? Et ben voilà ! Atroce… Mon esprit facilement impressionnable a été traumatisé. Vraiment. Je devais avoir 13 – 14 ans. Je n’ai pas fermé l’oeil pendant 1 semaine. J’étais terrorisée le soir dans ma chambre, le moindre bruit me faisait sursauter, le silence étant extrêmement pesant, j’avais le cœur qui battait à 10 000, n’osais plus bouger dans mon lit, dormais la  lumière allumée, et je ne pouvais pas fermer les yeux de peur qu’en les rouvrant, il y ait un espèce de zombie devant moi prêt à me manger. Alors oui, j’étais consciente que ça n’existait pas, mais c’était totalement incontrôlable.

Ce film m’avait tellement choquée, que même en plein jour, j’avais encore des frissons dans le dos rien qu’en y pensant.

Une fois, j’ai décidé de me tester. J’étais de garde, de nuit, à l’hôpital. Dans notre service, quand on est de garde, on est seul. Nous avons la chance d’avoir un lit, et une télé pour passer le temps si c’est  calme. Pas de travail ce soir là, j’en ai donc profité. On m’avait parlé d’un film qui m’a intriguée, me rappelle plus le nom. Je le lance donc. En fait, je n’aurai pas dû. Parce que un hôpital la nuit, c’est déjà le décor parfait pour un film d’horreur, pas besoin d’en ajouter…. Je vous raconte pas la nuit de stress !

… Mais elle va en venir aux faits oui ?! …

Avec le temps, les films ne me font plus le même effet. « Ouuuhhh ! J’ai grandi ! » (sauf quand ca parle de phénomènes surnaturels, là, j’avoue, ça me fait trop peur).

The ShiningJ’ai décidé que j’étais totalement capable de lire un livre soit disant flippant de Stephen King. Les mots ne sont pas plus violents que les images n’est ce pas ? (Haha) J’ai donc choisi de lire « Shining ». J’avais vu et revu le film au lycée, et je ne l’ai jamais vraiment compris. Je me souviens même qu’un monsieur était venu le regarder avec nous en classe et nous avais expliqué des trucs dessus. Je ne voyais absolument pas le lien entre ce qu’il disait et le film en lui même, je comprenais pas trop son analyse,mais ça me paraissait très intéressant.

Déjà, à l’époque, la scène de la salle de bain m’avait profondément marquée. Je me souviens, la nuit à l’internat : j’étais sous ma couette, et jeShining fixais la porte de la douche de peur qu’un cadavre n’en sorte. Même que ma copine de chambre s’était réveillée en sursaut et s’était mise à hurler à ce moment là dans la nuit. Un mauvais rêve… J’ai failli faire une crise cardiaque.

Je me lance : j’ouvre « Shining » sur mon merveilleux Kindle Paperwhite Dernière génération (Oouuuuhhh que je t’aime touah !) <non je ne suis pas sponsorisée, c’est juste pour vous donner le tuyau au cas où… parce qu’il faut dire ce qui est : elle déchire. Lisez les commentaires consommateurs, vous comprendrez > , me dis que je connais déjà la fin et que c’est peut être débile de lire un livre dont on connait déjà toute l’histoire. Grâce à mon Kindle, je sais que je vais passer à peu près 10 heures dans mon livre. Cool n’est ce pas ?

Maintenant, oui, j’avoue, je comprends beaucoup mieux le pourquoi du comment, le cheminement de Jack. Je n’en dirai pas plus, je ne voudrai pas spoïler qui que ce soit, et en plus, je suis championne pour ça.

Je me lance dans la lecture. J’apprécie, je redécouvre l’histoire sous un autre point de vue. Je me rends compte au fur et à mesure des pages que je suis à fond dedans, tendue, absorbée. Rien à voir avec le film. Comme d’hab, ils ont coupé et rapetissé trop de scènes, c’est dingue ! Bande de cakes !

La journée ça roule, tout est sous contrôle, et j’ai le temps de me changer les idées. Le soir dans mon lit, ça m’aide à m’endormir. Mais le soir, les événements ont une dimension différente… Les sentiments prennent une ampleur plus importante. Les scènes se jouent dans  mon imagination, claires. Elles tournent en boucle, surtout les scènes flippantes. J’en viens à me faire peur toute seule et tout devient prétexte à m’effrayer. Si quelqu’un entre dans ma chambre un peu brusquement, je fais un bond de 2 mètres de haut. Le silence se fait pesant, le moindre bruit suscite en moi les pires sénarios (un fou est entré dans la maison et va tous nous tuer, un fantôme me hante, un enfant revenant va venir me chercher… C’est les pires les enfants revenants. Ils font vraiment trop peur). Le plus horrible, c’est quand je vais aux toilettes. Je ne sais pas à quoi je m’attends, mais c’est un moment de stress intense. Rien que l’idée de quitter mon lit douillet me stresse. Je prends mon courage à 2 mains « haha allé je suis pas une midinette moi, je suis brave, forte, je vais pas allumer la lumière pour aller aux toilettes quand même ! Noooooon la honte !». Je prends juste mon téléphone et allume mon appli « lampe de poche ». Je me lève et vais aux toilettes, feignant la décontraction (La LED ? C’est juste pour pas marcher sur un truc pointu qui fait mal et pas me prendre une porte…).

ShiningJ’imagine la dame de la salle de bain, toujours la même. Tu sais, la morte en décomposition qui m’avait déjà hantée quand j’étais en internat. A ça s’est ajouté la scène de l’homme chien, qui n’est pas dans le film. Dommage, ça aurait marqué doublement… T’imagines ? Tu marches dans le couloir et tu te retrouves nez à nez avec un homme à quatre pattes, par terre, avec un déguisement de chien sur le dos, qui serre les dents et grognes, aboie même. « Je vais te manger, je vais te manger ! » qu’il dit. Il a la bouche pleine de sang et ça dégouline sur son menton. Aaaahhhh ! Mais les dents des humains elles sont pas faites pour ça !

Vous saviez que si on le voulait, on pourrait manger notre petit doigt ultra facilement ? Paraît que c’est pas plus épais qu’une carotte, mais notre esprit nous empêche de le faire. C’est fou ça.

 Les battements de mon cœur s’accélèrent, le stress monte (pour rien), j’éclaire le couloir pour vérifier que tout va bien, je suis tendue comme euh… une corde de tir à l’arc. Je finis ce que j’ai à faire, et je cours me réfugier sous la couette, sans regarder derrière moi de peur de trouver quelqu’un, et je me couche, limite en sueurs tellement je m’auto stresse.

Je me glisse sous la couette, me blottis contre Mr Patate. D’habitude, on se chamaille avec Mr Patate parce qu’il a besoin de mettre une émission sur son ordinateur pour dormir. S’il fait ça, c’est insomnie assurée pour moi. J’ai besoin de noir et silence extrême. Là pour le coup, c’est pas grave. Je dis rien. Ca me fait une présence rassurante, ça meuble le silence, ça masque les craquements de la maison, c’est très bien.

Parfois, j’ai peur que Mr Patate devienne fou. Pour me faire peur, il fait semblant de le devenir. Là c’est mon pire cauchemard qui se réalise. Je sais qu’il rigole, que c’est pas sérieux, que c’est pour se foutre de moi. Mais une toute petite voix dans ma tête me dit : « et si c’était vrai ? Tu ferais quoi ? ». La petite voix se fait de plus en plus forte, et là, c’est le drame. Je commence à y croire : mon amoureux devient totalement maboule, il va peut être me sauter au cou, ou saisir un couteau dans la cuisine et m’égorger

Mr Patate, si tu lis ça, ça ne doit pas te donner d’idées. Je ne te le pardonnerai pas. Tu dois me protéger hein !

Je crois que je vais repasser aux histoires normales. Je suis pas encore prête pour les livres qui font peur.

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