Dimanche… On l’attendait celui-là. Après une semaine ultra chargée et une belle soirée samedi soir, la grasse matinée est amplement méritée. Par acquis de conscience, j’ai quand même mis un réveil à midi. On sait jamais… Vu la soirée la veille et notre coucher plus que tardif, on serait bien capables de dormir jusqu’à 15 heures. Les Pious Pious risquent de se sentir abandonnés. Parents indignes, mais pas à ce point.

dimanche sous la couette

Le réveil sonne et me tire d’un doux sommeil ultra profond et moelleux que j’aurais bien prolongé 3 – 4 heures de plus. Je crois que l’idée du réveil était bonne. Je me lève la première, mes yeux ne veulent pas s’ouvrir, c’est dur. Un bon gros café s’impose. Et comme je suis sympa, j’en fais un pour mon cher et tendre. Il se réveille, je vois que c’est aussi dur pour lui. Mal de crâne, bonjour ! Ha ! Il était bon le cocktail, hein ? Faut assumer après.

Notre petite routine du dimanche peut commencer. Au programme : réveil en douceur, repas crêpes, et après-midi glandouille. J’aime les dimanches comme ça. Oui, mais c’était sans compter l’appel qui ferait tout basculer.

Mr Patate prend son téléphone : Vous avez 1 nouveau message. « Coucouuuuu ! C’est la proprio ! Je suis dans le coin la semaine prochaine et j’aurais voulu voir ma maison, Rappelez-moi ! ».

panique

On se regarde. C’est bizarre, mes yeux sont plus du tout collés. Je peux lire la détresse dans son regard, il peut aussi la lire dans le mien. On détaille la maison : c’est la merde. On dirait une maison à l’abandon. Les araignées (et pas qu’elles) sont heureuses ici, ça se voit. T’avais peur de t’ennuyer aujourd’hui ? Non… Ben voilà !

Panique à bord. Je me lève et cours commencer notre « To Do List » longue comme une jambe. On l’a commencée il y a quelques mois maintenant. On était plein de bonne volonté, mais la procrastination est notre plus grand défaut. Comme on a tout repoussé à un autre moment, pas le choix : il faut tout faire maintenant. On a un après-midi. Normalement, pour faire tout ça il nous faudrait 1 gros bon mois. Voir 2. Ptête même 3. Mon esprit embrumé ne m’aide absolument pas : je ne sais pas par où commencer, je suis complètement perdue. Je rassemble mes idées et me concentre : quel est le plus urgent ? Faire à manger. Ok… Repas crêpes lancé. Faut bien prendre des forces vu l’après-midi qui nous attend.

Une fois le repas englouti, on se divise en équipes :

  • Equipe n°1 – Sofhy : gère le ménage de la maison + repas de la journée et du lendemain pour le travail
  • Equipe n°2 – Mr Patate : gère le jardin
  • Equipe n°3 – Pious Pious : gèrent leurs chambres

Ok ? Go go go ! Écouteurs dans les oreilles, je me lance tel un guerrier dans l’arène. Si un malade mental entrait dans la maison dans l’optique de buter tout le monde, je ne m’en rendrais même pas compte. Rien ni personne ne me détournera de ma mission.

MénageLa cuite de la veille nous met dans un état très difficile, mais on s’investit à fond. On n’a jamais été autant impliqués dans cette maison. Je suis une machine, la reine de la serpillère. Mr Patate est sacré roi de la tondeuse. Je passe le balai, l’aspirateur, l’attrape poussières, le repas pour demain midi est prêt, repas du soir check, vaisselle ok, cuisine astiquée, on enchaîne ! J’ai quand même pris le temps de dire Adieu à nos amies les araignées. On était tellement intimes qu’on était à la limite de leur donner un ptit nom. Mr Patate est dans le même état. Je le vois dans le jardin travailler sans relâche comme une petite abeille, la sueur perlant sur le front. Tondeuse, taille-haie, tronçonneuse sont ses meilleurs amis. Il taille la haie, tond la pelouse, karcherise la terrasse, dégage l’entrée de la maison, ramasse les branches mortes qui trainent… Machine de guerre 2ème. Je suis fière de nous. Je me dis qu’au bout de 3 heures de travail acharné, une petite pause est largement méritée. Je regarde ma montre : Ah, ben ça fait pas du tout 3 heures. Plutôt 30 minutes. Aïe. Bon ben finalement… On verra la pause plus tard. Mr Patate me motive : « allé Sofhy, courage, imagine ce soir dans le canapé comme tu seras fière de toi ». Il est gentil…

Au bout de 3 heures, pour de vrai cette fois, on s’affale sur le canapé. On en avait presque oublié notre mal de crâne. LE-SSI-VÉS. On fait un point. On admire notre demeure toute belle toute propre, mais il faut se rendre à l’évidence : il y a encore quelques petits tas de bordel par-ci par-là (négligeables). « Bon, le gros est fait, il restera les petits trucs qui traînent à faire au fur et à mesure ». Sentiment de mission à moitié remplie. « Oh puis c’est bon, on vit, on a des enfants… On n’est pas dans une revue magazine non plus ! Puis toute façon sa maison est vieille, alors si elle veut qu’on parle des interrupteurs qui tombent, des ampoules qui gouttent quand il pleut, et des murs qui se fissurent, pas de soucis  ». On est décédés, tous les 2. Mr Patate a le visage qui tombe de fatigue, j’ai le dos et les genoux qui me supplient de les laisser reposer en paix. J’ai l’impression d’avoir fait un marathon. Les Piou Pious, eux, ont la patate. Ils sont inusables, j’aimerais bien avoir leur secret. Au moins, ce soir, on va bien dormir.

Mr Patate était de repos cette semaine. Il s’est démené pour garder la maison propre pendant que j’allais gagner des sous. Que voulez-vous, faut bien que quelqu’un porte sur ses épaules la responsabilité du porte-monnaie… On est au 21ème siècle : les femmes gagnent la croûte, les hommes s’occupent de la maison. C’est ça l’égalité des sexes ( pour m’auto-valoriser). Il s’est tellement donné à fond qu’il a même fait le lit.

litLe soir venu, au moment du dodo, je procède à un repli stratégique dans la chambre. Je m’arrête. Je suis surprise : quel beau lit ! Comme dans les magazines ! D’habitude, il ressemble plutôt à un chemin traversé par une horde de sangliers en colère. Là, il est tout beau, tout propre, tout lisse, tout droit, sans un seul petit pli. C’est même très accueillant, ça donne envie de se fourrer sous la couette et de dormir direct, comme ça, BAM ! Sans préliminaires. Soudain, je bloque. « Mais ! Attend… C’est quand la dernière fois que je l’ai vu faire un lit ? » Réponse : Jamais. J’immortalise ce moment en dégainant mon smartphone et en faisant une belle photo.

J’admire les femmes qui arrivent à garder un intérieur impeccable en toutes circonstances (comme Bree Vandekamp). Nous, on a essayé. On a fait la guerre au moindre laisser aller, mais petit à petit, le bordel s’accumule quand même. Il n’y a rien à faire. Alors on s’est résignés. On le laisse venir, grandir, on en prend presque soin, puis au moment où ça ne devient plus gérable, on lui déclare la guerre. Et puis on sait qu’à nous 2, on fait une super équipe. C’est beau l’amour… N’empêche, j’avoue que ça fait du bien une maison propre.

Sur ce, je vais me boire une petite bière bien méritée. Après l’effort, le réconfort. Et comme on dit, il faut soigner le mal par le mal.

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