Cette semaine, Mr Patate et moi étions en .

Ces vacances, je les attendais. Si vous saviez à quel point ! Comme toutes les vacances en fait… Ca y est, j’en ai marre de l’hiver. J’ai besoin de soleil.

Juste avant l’instant fatidique de la liberté absolue, le soleil était bien là me donnant envie de lâcher tout le monde au boulot pour aller profiter des premiers rayons réchauffants et de ce magnifique ciel bleu. La grisaille et le froid, y en a marre ! Le soleil revient, les vacances arrivent à point nommé !

Dans ma tête le planning était déjà tout fait : farniente, balade à , bouquinage, cuisine pour ma douce Patate, bière en terrasse, pique-nique… Pour moi, c’était les vacances qui annonçaient le début des beaux jours pour se mettre dans un état d’esprit de gagnant et revenir au travail reposée, zen, et d’attaque.

Nous n’avons eu qu’une seule journée de plein soleil. Tout le reste de la semaine, il a fait gris, froid, moche. Moi qui avais besoin de lumière, c’est mort. J’ai envie de pouvoir me promener à poil, pieds nus ou avec des tongs, mettre une robe légère, manger dehors, entendre les petits oiseaux chanter… Je n’ai jamais senti le manque de lumière à ce point. Je crois que c’est la première fois que ça m’arrive, le blues de l’hiver.

Je comptais en profiter pour travailler un peu mon blog. Avec le mauvais temps, c’est exactement ce qu’il faut pour avancer. Mais je n’ai eu absolument aucune motivation, ni inspiration. J’ai donc fait une pause forcée.

Nous avons profité de notre seule journée de soleil s’occuper de notre gigantesque jardin. On n’aime tellement pas ça qu’on repousse tout au lendemain. Pendant 3 ans. Seulement, à un moment, ça devient plus possible. Faut s’y coller. Et là, ça fait mal. Moi qui trouve la maison grande pour passer le balai, c’est du pipi de chat à côté d’un grand jardin à ratisser. L’artillerie lourde est sortie, pas de quartiers !

En une journée, nous avons rattrapé tout le laisser aller de ces 3 dernières années. Warriors. Torché le jardin. Et 3 jours pour s’en remettre. Mes bras ne répondaient plus. Ils se sont mis en grève.

Je déteste ça, mais une fois la corvée faite, ce sentiment de fierté de soi-même est juste jouissif. Je comprends mieux le côté psychologique du potager qui permet de se sentir bien. Ça m’a presque donné envie de le faire ce potager. Si mes bras sont d’accord.

Pour ça, faut quand même avoir un minimum la main verte. Ce qui n’est absolument pas mon cas. J’ai dû m’occuper du parterre devant la maison. Ma mission : le désherber. A la sueur de mon front, je me suis appliquée à arracher les mauvaises herbes les unes après les autres. Au bout de 20 minutes, voyant que je n’avançais pas, j’ai employé les grands moyens : me voilà partie pour retourner toute la terre. Travail terminé, j’admire mon chef-d’œuvre. Je ne suis pas trop convaincue du résultat. Y a des trous un peu partout, c’est complètement free style. On peut même carrément dire que c’est moche. Va falloir regarder des tutoriels.

Comme je le disais, les autres jours n’ont pas été si lumineux. Mon planning prévisionnel des vacances est donc tombé à l’eau. Pour me consoler, j’ai cuisiné. Beaucoup. Que des gâteaux. Une journée de jardinage aussi intense, ça mérite bien un bon gros gâteau en récompense. Même 2. C’est les vacances quand même… J’avais une envie de sucre de malade et des idées de dessert en veux-tu en voilà. Tellement qu’il m’était impossible de tout faire. Mon stock de desserts au congélateur a bien augmenté, j’ai de quoi survivre en cas de famine luxueusement pendant 3 mois. Ne vous étonnez pas si je ne publie que des recettes de pâtisserie dans les prochains jours.

Pendant 1 semaine, je me suis habillée en mamie. J’ai porté tous les pulls les plus laids du fond du placard, tous mes tee-shirts les plus grands qui existent, et ai sorti les chaussettes de ski qui remontent jusqu’au genou. Je ne les avais jamais autant mises.

On a mangé, mangé, mangé, encore mangé, fait un peu de sport (le minimum syndical), un peu beaucoup de ménage histoire de remettre la maison en état et de ne pas avoir l’impression d’être des bons à rien. La motivation était vraiment à 0.

On a glandé devant la télé à s’extasier sur des reportages parlant des gens qui retournent vivre dans une cabane dans la forêt. La liberté totale. Nous qui rêvons de tout laisser tomber, ça nous irait bien. Vivre dans un havre de paix, être indépendant, loin de ce monde qui devient de plus en plus fou, sans argent pour gouverner nos vies. Une vie juste à s’occuper de soi, se recentrer sur l’essentiel, être heureux avec ce qu’on a, se revaloriser en faisant les choses soi-même, redonner de l’importance aux choses qui en ont vraiment, vivre en harmonie avec la nature… C’est beau. Je crois que je vais me lancer dans l’apprentissage de la survie et faire des travaux pratiques à mes heures perdues. Qui sait, peut-être que d’ici quelques mois vous trouverez une rubrique « survie » sur mon Blog !

Quitte à avoir froid, autant faire des vraies journées d’hiver à la maison et se préparer à accueillir le soleil comme le il faut. Et ça commence aussi par remettre ma Judith en état.

Comme nous n’avons pas pu nous balader en moto, j’ai nettoyé Judith à fond. C’était pas du luxe. Elle a passé tout l’hiver au garage et n’a pas vu le jour. La pauvre… Recouverte de poussière et de traces de pattes. Je crois qu’elle s’est sentie délaissée. Visiblement, le chat lui a tenu compagnie et lui a fait des câlins. Je crois même qu’il a joué au pilote. J’ai retrouvé des traces de pattes un peu partout sur le guidon.

Judith est prête elle aussi pour les beaux jours. Et moi aussi ! Mon deuil de l’hiver est fait.

Soleil ! Reviens ! Tu me manques !

🙁

Et vous ? Vous êtes aussi en manque de lumière ?

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