Coucou tout le monde !

Et voilà, je suis de retour ! J’ai tout plein d’articles pour vous, mais il va me falloir le temps de les mettre en forme. Et le temps, je ne risque pas d’en avoir de sitôt : les 2 semaines à venir s’annoncent très chargées !

En attendant, pour vous faire patienter, voici ma dernière du moment qui a merveilleusement bien accompagné mes 😉

La petite librairie des coeurs brisés

Résumé :

Posy est une amoureuse des livres depuis toujours, et plus particulièrement des romances. A la mort de ses parents, elle et son frère Sam ont été recueillis par Lavinia, femme de caractère, propriétaire de Bookends. Elle a grandi dans la librairie et maintenant, y travaille. A son décès, Lavinia cède sa très cher bien à Posy.

Autrefois, Bookends était prospère. C’est un lieu chargé d’histoire, qui a traversé les époques dans le centre de Londres. Seulement, aujourd’hui, elle connait des jours difficiles. Posy va devoir trouver l’Idée qui permettra de relancer la librairie. Elle dispose d’un délai de 2 ans. Si au bout de ce temps la librairie est toujours déficitaire, Bookends reviendra alors au petit fils de Lavinia : Sebastian.

Posy s’investit corps et âmes pour arriver à ses fins. Mais c’est sans compter sur Sebastian qui lui rendra la vie impossible…

Ce qu’ils ne savent pas, c’est que même décédée, Lavinia n’a pas dit son dernier mot…

Posy est une jeune femme douce, rêveuse, fervente admiratrice de l’époque Régence. La librairie, c’est son sanctuaire. Elle y est très attachée : la perdre serait pour elle la pire des choses. Les livres lui permettent de vivre l’ par procuration, car, à 28 ans, elle est toujours célibataire. De temps en temps, elle s’essaye à l’écriture pour s’évader de la réalité et vivre ses rêves refoulés.

Elle a eu un homme dans sa vie. Mais quand elle s’est retrouvée à devoir s’occuper de son frère Sam, l’homme a pris la fuite. Depuis, sa vie sentimentale est un grand désert. Elle est plutôt exigeante et a des critères bien précis concernant l’homme qui  partagera sa vie. La perte de ses parents l’a traumatisée et plongée dans une espèce de léthargie sans fin. Depuis, elle n’arrive plus à avancer. Mais grâce à Lavinia, elle va être obligée de s’ouvrir et se bouger les fesses.

Sebastian est soit disant « l’homme le plus grossier de Londres », tout l’opposé de Posy. Dans l’histoire, c’est le méchant. Tout ce qu’il attend, c’est que Posy échoue pour pouvoir reprendre la librairie et monter son affaire. Avec Posy, ils se connaissent depuis tous petits. A un moment, elle était même secrètement amoureuse de lui.

Il est très présent dans les affaires de la librairie, essayant sans cesse d’imposer ses idées, ce qui a le don d’horripiler Posy. Lavinia  le décrit comme un enfant trop gâté, mais avec un cœur tendre. Pourtant, il montre une facette de sa personnalité particulièrement détestable. Il est difficile de la croire. Mais si elle avait raison ? Sous ses airs d’homme d’affaires intransigeant, on devine très rapidement qu’il se cache en fait un grand cœur qu’il faut aller chercher.  

 

Ce livre, c’est un livre pour les amoureux des livres. Ça fait beaucoup de livres dans une phrase, mais avec une librairie, difficile de faire autrement. Haha. Je ne sais pas si vous avez saisi la subtilité… Bref. Revenons aux amoureux des livres. Annie Darling, l’auteure en est une. Elle adore la littérature, et ça se ressent dans le texte. D’ailleurs, c’est son premier .

Cette histoire montre bien la confrontation passé / présent, à différents niveaux, ce que j’ai trouvé très intéressant et m’a fait beaucoup réfléchir, notamment sur le temps, la lecture et la société dans laquelle nous vivons. La société avance sans cesse, sans faire attention au passé. Les Grands grandissent toujours plus, marchant sur les Petits au passage sans aucune pitié. Mais le passé mérite-il d’être oublié ? Certains y sont accrochés, d’autres veulent évoluer. L’auteure nous montre qu’il est possible d’évoluer en alliant les 2 pour faire quelque chose chargé de sens, quelque chose de magnifique, donnant une dimension nouvelle aux choses qui ont vécu, à l’Histoire.

Elle nous amène également à nous poser des questions sur la littérature, le devenir du livre tel qu’on le connait. Avec l’avancée du numérique, n’est-il pas amené à disparaître ? Elle explore également le sujet du deuil familial avec une infinie douceur.

J’y ai retrouvé la polémique sur la liseuse. Moi qui en suis carrément adepte, je comprends tout à fait le point de vue de Posy quand elle parle du bonheur d’avoir un livre format papier dans les mains. Et je suis même d’accord avec elle. Mais bon, chacun a ses raisons de se replier sur le numérique, le débat numérique / papier n’est pas à l’ordre du jour. Vous trouverez quelques citations à la fin de l’article pour vous donner une idée de l’univers du livre et des messages transmis par l’auteure.

J’ai beaucoup apprécié ma lecture. En général, je suis adepte des livres faciles à lire, sans prise de tête, mais ces petits passages de littérature sont très agréables, les citations faites judicieuses, bien placées, et surtout, belles.

J’ai revu ma prof de Français s’extasier sur une phrase de Beaudelaire, levant les yeux au ciel, se perdant dans ses pensées, rêveuse, en plein milieu du cours. On vous a perdue Madame ? Ce livre, c’est l’amour de la Langue et des livres.

On y trouvera une petite communauté de personnages simples, agréables et attachants. Mais au-delà des personnages, on s’attache encore plus à l’univers dans lequel ils évoluent. Cette librairie, elle m’inspire, je m’y verrais bien y passer quelques après-midis. Elle semble être un endroit calme, cosy, où il fait bon vivre, où on est en quête du roman qui sera fait pour nous. C’est un havre de paix douillet. Elle éveille en nous des sensations. On aimerait bien qu’elle soit réelle pour pouvoir s’y détendre en fin de journée.

C’est le titre qui m’a interpelée. Mais aussi la couverture très Girly, j’avoue. Et puis j’avais envie d’une petite lecture tranquille, alors mon choix s’est porté sur celui-ci. L’univers autour duquel il tourne n’est pas commun, et ça, ça me plait. Ce livre a accompagné mes vacances à merveille, et j’en suis très satisfaite. Pour un premier roman, Annie Darling s’en est très bien sortie. J’ai trouvé son écriture fluide, très belle et agréable à lire.

Je n’ai pas eu beaucoup de surprise concernant l’histoire, elle est même assez classique et prévisible, mais je n’ai pas été déçue pour autant et je ne me suis pas du tout ennuyée. Car comme je l’ai dit plus haut, au-delà de l’histoire en elle-même, c’est l’univers de l’histoire qui nous touche.

Seule critique que j’aurais à faire : j’ai trouvé qu’il y avait certaines redondances parfois un peu relou. Je crois qu’on a compris que Sébastian était « l’homme le plus grossier de Londres », qu’il porte des costumes sur mesure, et qu’il est beau comme un dieu. Mais vu à quel point ça revient, je me demande même si ce n’est pas fait exprès. En tout cas, je n’y ai pas été sensible.

Il y a de belles histoires d’amitié, d’Amour et d’amour fraternel. C’est doux, léger, tendre, rêveur.

A recommander pour l’été !  Il donne clairement envie de se plonger dans un livre et de ne pas en sortir.

Je l’ai aimé, mais le fait d’en parler dans mon billet me fait me rendre compte que je l’ai aimé encore plus que ce que je pensais…

Extrait

– Ecoutez, Posy, je suis sûr que vous êtes pleine de bonnes intentions, mais il est clair que vous n’avez pas la moindre idée de la façon dont on gère une entreprise. Vous n’entendrez jamais résonner des bruits de pas dans les allées miteuses de ce lieu perdu.
– Ce n’est pas un lieu perdu, ce sont les Mews ! se défendit-elle. 
  Et ne supportant plus le bras de Piers, elle secoua les épaules pour l’en déloger. De nouveau, un éclat de colère traversa les prunelles de ce dernier.
– A l’origine, c’étaient des écuries, poursuivit-elle. Et il y a des années encore, les touristes venaient en nombre visiter ce lieu historique, et ils reviendront ! Autrefois, des panneaux indiquaient qu’elles se nichaient ici, au bas de la Rochester Street, et ils refleurieront, vous pouvez me croire. Rénovez plutôt ces échoppes vides et louez-les à des commerçants !
  Elle se tourna vers Sebastian dans le vain espoir de pouvoir l’en persuader.
– Tu te rappelles quand le vieux M. Jessop possédait encore le comptoir des thés et des cafés ? Il vendait aussi des biscuits au poids, et faisait griller ses grains de café les lundi et vendredi après-midi. Toute la cour embaumait, tu t’en souviens ?
– Ca empestait le toast brûlé, oui ! répliqua  Sebastian d’un ton cinglant. Mais la fois où il m’a surpris en train de voler des biscuits cassés, c’était plutôt drôle, je l’admets.
  Un sourire malicieux éclaira son visage – et même ses yeux – au souvenir de ses méfaits passés. 
– Il m’a pincé l’oreille entre le pouce et l’index, m’a fait traverser la cour jusqu’à Bookends, et ne m’a pas relâché avant que Lavinia lui promette de me donner une bonne correction.
– Promesse qu’elle n’a jamais tenue, j’imagine, commenta Posy.
– Bien sûr que non !
  Et Sebastian roula des yeux, comme si ça allait de soi, mais sa voix s’était un peu adoucie à l’évocation de sa grand-mère.
– Je n’arrive pas à croire que tu envisages de raser les Mews pour y construire d’affreux bâtiments à la place, dit-elle en joignant les mains, comme si elle l’implorait.

Quelques Citations

      C’est plus qu’une librairie, c’est une partie de ton histoire, Sebastian. Elle a été fondée par Agatha, ton arrière-grand-mère. Elle a survécu à la guerre, et tout le monde, de Virginia Woolf à Marilyn Monroe en passant par les Beatles, en a franchi le seuil. Mais elle fait aussi partie de mon histoire. C’est le seul foyer que j’aie connu. Elle ne rapporte peut-être plus d’argent actuellement, mais elle a été prospère, autrefois, et elle le sera de nouveau.

    Le nombre de liseuses électroniques et la récession n’avaient pas tué pour autant le mot « imprimé ». Les gens aimaient encore lire, ils avaient toujours envie de se perdre dans un monde forgé de papier et d’encre. Et ils continuaient à acheter des romans choisis dans la joie parmi les rayonnages de Bookends.

 

   Il était inutile d’expliquer à Sebastian le plaisir que l’on pouvait éprouver à ouvrir un livre tout neuf et à en humer l’odeur. Ou de s’épancher sur le parfum poudreux et terreux qui émanait des vieux ouvrages. Ou d’évoquer le réconfort qu’apportait le poids d’un roman sur vos genoux, ou encore combien il était agréable de voir les pages s’humidifier légèrement et se gondoler quand vous lisiez dans votre bain. Cela dépassait son entendement.

 

     Un livre ne se vend pas de la même façon qu’une boîte de haricots ou un savon. Nous aimons nos ouvrages, et cela entre en jeu dans la façon dont nous les vendons.

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